Certains
artistes sont tellement enthousiastes dans leur travail, qu'ils
veulent trouver d'autres moyens de toucher leur public.
C'est malheureusement pas toujours trop super. Ricky
Gervais, par exemple, a complètement maîtrisé le medium
"sitcom", avec The Office, et a enregistré des podcasts
incroyables avec Karl Pilkington et Stephen Merchant, The Ricky
Gervais Show. Par contre, il se plante toujours un peu quand il
s'agit de faire des longs-métrages : Il y a du coeur dans Cemetery
Junction par exemple, mais le film traîne un peu de la patte ;
ou alors il présente des one-man shows un peu trop légers.
C'est peut-être une histoire d'habitude : on
est perturbés quand un artiste s'éloigne de ce qui fait qu'on l'a
connu et adoré pour proposer quelque chose de différent. Mais je ne reviendrais pas sur les spectacles de Ricky Gervais.
Alors,
il y a aussi la démarche que les artistes prennent qui change. Ce qui marche chez moi,
c'est l'enthousiasme. Quand je vois les dessins de Daniel Johnston,
je me dis "ah oui, il FALLAIT qu'il dessine tout ça, c'est pas juste pour vendre plus de trucs".
Parfois, tout ce que fait quelqu'un dans plusieurs médias se complète, comme un cerveau
déplié et mis à plat dans un grand panorama. J'aime bien voir tout ce dont un
artiste est capable, si il est vraiment nécessaire qu'il le fasse.
Beaucoup de musiciens peignent, mais j'ai
du mal à déceler l'enthousiasme dans la peinture, et la peinture, ce n'est pas fait pour internet. Les comics et la
musique, par contre, c'est carrément internet. Entre en scène James
Kochalka.
