Devin Ruben Perez est passé sur /mu/ pour répondre à des questions. Les révélations les plus cool sont toutes ici (et ça a complêtement niqué le layout du blog)
mercredi 29 octobre 2014
vendredi 16 novembre 2012
Faking Depression, John Campbell / Xiu Xiu
It
seemed hard at first to fake depression, due to the amount of energy
involved. I could not do it for long. By the time I got comfortable
with it I found it necessary to allow this deception to extend into
my private life. I believed one or more stories of myself as
"pretending to be depressed" could have distanced me from
my chosen demographic.
C'est
le premier paragraphe d'un message posté par John Campbell fin
Septembre sur son Kickstarter, titré I've been pretending to be depressed for profit and I am sorry. C'est la première des mises à
jour de l'auteur de Pictures For Sad Children sur le sujet de la
dépression comme outil pour se faire un nom. C'est comme ça que ça
marche maintenant, internet, tu finances un projet, et l'auteur te
récompense avec une histoire sombre.
Libellés :
John Campbell,
Pictures for Sad Children,
Xiu Xiu
lundi 12 novembre 2012
Micro-genre à la con #1 : La Vaporwave
Avec "Micro-genre à la con", on vous parlera de tous ces sous-genres de micro-genres qui fleurissent constamment sur l'internet. Après la chillwave, la witch-house ou le seapunk en début d'année, l'heure est à la contestation fumeuse du capitalisme avec la Vaporwave.
Depuis la mort du Seapunk, on ressentait un certain malaise sur le world wide web des hipsters connards. En effet, s'il y a bien quelque chose d'indispensable dans l'attirail du mec qui se la pète, c'est bien un genre obscure créé par des associaux devant leur ordinateur à sortir négligemment en soirée. Et si le nom du genre peut-être débile, c'est un gros plus.
Mais la vaporwave n'est pas un micro-genre comme les autres puisqu'elle a décidé d'être un genre contestataire dans sa superficialité ironique. Les morceaux sont le plus souvent des chansons commerciales des années 90 loopé, reverbé, choppé et screwé sur Ableton. Les créateurs l'assument, il leur suffit de télécharger un morceau bien kitch sur YouTube et de déconner avec dans leur DAW préféré pour se retrouver avec un morceau vaporwave.
Visuellement, on ressort les screenshot de windows 95, le fluo qui pique les yeux et les VHS de papy pour faire des beaux clips en mousse sur Youtube.
Libellés :
Beer on the Rug,
chillwave,
INTERNET CLUB,
MACINTOSH PLUS,
Mediafired,
seapunk,
vaporwave,
witchhouse,
YYU
dimanche 11 novembre 2012
Hipster Cred #2 : Bagarre Générale
Sortie chez Radar Swarm fin octobre, Bagarre Général est un groupe de metal français assez dur à définir (surtout que mes connaissances du genre me permettent pas vraiment de faire le malin). En plus de ça, personne ne les a encore tagués sur last.fm et ils ont juste écrit "metal retro-futuriste trombone" sur leur page bandcamp.
Mais pour de vrai, c'est un album hyper cool qui passe par le doom, sludge, post-rock, et qui devrait faire la BO parfaite de vos après-midi Donjons et Dragons.
Et en plus il y a du trombone.
(putain de player bandcamp qui veut pas se centrer)
dimanche 28 octobre 2012
Diamond Rings - Diamond Rings
dimanche 21 octobre 2012
lundi 15 octobre 2012
Hipster-cred #1 : Swiss Alps
OMG OMG OMG OMG
Swiss Alps c'est la plage qu'on a jamais retrouvée. C'est ce 4-pistes TASCAM acheté sur le bon coin et cassé par La Poste. C'est la fille avec des tâches de rousseur à la colo. C'est des les bombes à eau du dimanche après-midi.
Mais c'est aussi l'anniversaire où tu t'es tapé l'incruste alors que t'étais pas invité. Le numéro de téléphone que tu as perdu. La dernière cigarette avant d'aller se coucher.
Mais c'est aussi l'anniversaire où tu t'es tapé l'incruste alors que t'étais pas invité. Le numéro de téléphone que tu as perdu. La dernière cigarette avant d'aller se coucher.
8.471/10
dimanche 14 octobre 2012
dimanche 7 octobre 2012
Une aventure de la mante religieuse
vendredi 5 octobre 2012
mercredi 3 octobre 2012
James Kochalka, Superstar
Certains
artistes sont tellement enthousiastes dans leur travail, qu'ils
veulent trouver d'autres moyens de toucher leur public.
C'est malheureusement pas toujours trop super. Ricky
Gervais, par exemple, a complètement maîtrisé le medium
"sitcom", avec The Office, et a enregistré des podcasts
incroyables avec Karl Pilkington et Stephen Merchant, The Ricky
Gervais Show. Par contre, il se plante toujours un peu quand il
s'agit de faire des longs-métrages : Il y a du coeur dans Cemetery
Junction par exemple, mais le film traîne un peu de la patte ;
ou alors il présente des one-man shows un peu trop légers.
C'est peut-être une histoire d'habitude : on
est perturbés quand un artiste s'éloigne de ce qui fait qu'on l'a
connu et adoré pour proposer quelque chose de différent. Mais je ne reviendrais pas sur les spectacles de Ricky Gervais.
Alors,
il y a aussi la démarche que les artistes prennent qui change. Ce qui marche chez moi,
c'est l'enthousiasme. Quand je vois les dessins de Daniel Johnston,
je me dis "ah oui, il FALLAIT qu'il dessine tout ça, c'est pas juste pour vendre plus de trucs".
Parfois, tout ce que fait quelqu'un dans plusieurs médias se complète, comme un cerveau
déplié et mis à plat dans un grand panorama. J'aime bien voir tout ce dont un
artiste est capable, si il est vraiment nécessaire qu'il le fasse.
Beaucoup de musiciens peignent, mais j'ai
du mal à déceler l'enthousiasme dans la peinture, et la peinture, ce n'est pas fait pour internet. Les comics et la
musique, par contre, c'est carrément internet. Entre en scène James
Kochalka.
Libellés :
American Elf,
Bande dessinée,
Chill,
Facteur chill,
James Kochalka,
Superfuckers
dimanche 30 septembre 2012
Death Grips nous emmène dans le web profond.
Death Grips est probablement le groupe le plus cool de
l'année, et ils le prouvent encore une fois en assurant la promotion de NO LOVE
DEEP WEB à travers une chasse au trésor dans le web profond
qui mêle jeu de rôle et décodage de dinguos.
(les images présentes dans cet articles ont été créées par l'incroyable communauté de /mu/) (j'aurais beaucoup aimé créditer individuellement les personnes ayant fait tout ce fan art, mais ils ont été posté Anonymement) (j’espère juste qu'ils m'en voudront pas d'avoir foutu tout ça ici, mais tout ça est vraiment trop beau pour que ça reste dans l'oubli...)
Après
une mixtape remarquée en 2011 pour avoir lancé un nouveau son de hip-hop
abrasif samplé à la hache, le groupe californien Death Grips a sorti son premier album, The
Money Store qui a dépassé toutes les attentes. Certes, après la signature avec
une major (Sony Music), le groupe a du renoncer à utiliser des samples dans
l'album (BillyJews avait même remarqué un petit bout du "Getting High In The
Morning" d'Ariel Pink dans ExMilitary), mais cela, ne les a
pas empêché de délivrer un album incroyable, propulsé par des boites
électroniques inépuisables et délivré par un MC Ride qui révèle son aptitude à
trouver des mélodies accrocheuses et mémorable ("I've
Seen Footage", "Get Got", "Hustle
Bones").
Rien qu'en lisant ces titres, je ne peux m'empêcher mon cerveau d'hurler "SEEN CRAZY SHIT" pendant de longues minutes...
Donc Death Grips est dans une
major, et tout le monde s'en fout. C'est tant mieux puisque Death Grips a de
toute façon très bien compris le public à qui il s'adressait. Ceux qui ont deux
amours, la musique et internet. En annulant leur tournée pour annoncer aux fans
qu'ils préfèraient enregistrer rapidement leur deuxième album, ils se sont très
probablement assuré le soutien des gros nerds qui préfèrent rester planqués derrière un fichier .zip plutôt que de sortir de leur cave pour confronter la
foule et les tatouages d'MC Ride. Après tout, les concerts physiques c'est
tellement année 2000...
L'histoire qui va suivre est celle du jeu de réalité alternatif (ARG) lancé par le groupe sur le board "Music" de 4chan. Cette aventure m'a fait vivre une expérience véritablement hallucinante aux cotés des /mu/tants, les utilisateurs de /mu/...
Internet, je t'aime...
L'histoire qui va suivre est celle du jeu de réalité alternatif (ARG) lancé par le groupe sur le board "Music" de 4chan. Cette aventure m'a fait vivre une expérience véritablement hallucinante aux cotés des /mu/tants, les utilisateurs de /mu/...
Internet, je t'aime...
mercredi 27 juin 2012
dimanche 24 juin 2012
Podcast Chill & Relevant #3
Hop, c'est le moment d'écouter le troisième épisode du podcast le plus #chill d'Internet. C'est un podcast assez exceptionnel puisqu'on est parvenu à allier qualité de son et qualité conversationnelle. Mais surtout, ce podcast est marqué par deux annonces très importantes pour l'avenir de ce blog.
Ce podcast c'est :
- La très bonne nouvelle : un nouveau sponsor pour le podcast (1:00)
- Espace publicitaire du sponsor (3:00)
- La naissance du club Internet (3:30)
- On a essayé de parler musique et ça a pas marché (5:07)
- Laurel Halo - Quarantine
- iamamiwhoami - Kin
- Bertrand "fait du troll" au concert de Wavves (9:05)
- Parlons mème : le trolling est-il chill ou unchill ?(14:47)
- Espace publicitaire du sponsor (22:46)
- R. Stevie Moore, l'histoire de "Good Bye Piano" racontée par Billy (26:07)
- Le PDG de Virgin utilise son argent de manière cool, et vous ? (30:06)
- "Le succès est une sphère" (32:40)
- La twitstory de @VotrePatronne (coupée au montage) (33:38)
- Espace publicitaire du sponsor (39:22)
Erratum : Bertrand se trompe sur la définition du secret professionnel, et Billy se goure quand il parle du magazine Rolling Stones (en fait c'est un autre magazine, mais l'histoire reste vraie).
mercredi 20 juin 2012
Bruiser Brigade : la relevance du hip hop
Je préfère le dire directement : j'ai vraiment des goûts de merdes en rap. Je m'explique. Déjà, je peux pas blairer le turntablism vu que je trouve des mecs comme DJ Shadow complètement insupportables et que j'ai failli suer du sang en écoutant The Avalanches. Mon album préféré de Kanye West est 808's and Heartbreaks et je pense encore que My Beautiful Dark Twisted Fantasy valait pas mieux qu'un 7.9. Je pousse même le vice à penser que des trucs comme A Tribe Called Quest, ou le Wu Tang Clan sont du #dadrap et j'y touche plus depuis que je suis sortie du collège. J'ai trouvé que Goblin de Tyler the Creator était un très bon album même si je m'en suis lassé aussi vite que j'ai eu marre de prendre des potatoes au McDo (sérieusement, les gens qui font ça, c'est quoi votre putain de problème ?) (j'veux dire, je comprends le frisson de la nouveauté et l'impression d'être un peu rebelle, mais les potatoes c'est dégueulasse y a pas à discuter).
Donc j'ai des goûts de merde. Maintenant, c'est clair entre nous, j'essaie pas de vous arnaquer. Mais ça m'empêchera pas de vous conseiller un truc vraiment cool.
Ce truc, c'est Bruiser Brigade, un crew de hip-hop venu de Détroit qui commence à me rendre vraiment dingue. Vous connaissez peut-être le nom si vous avez écouté la mixtape XXX de Danny Brown, membre prédominant du groupe qui avait transformé Bruiser Brigade en refrain plein de violence saine et d'alcool fort.
vendredi 15 juin 2012
Useless Children - Post Ending // Pre Completion
On ne parle pas beaucoup de Useless
Children. Parce qu'ils sont australiens. J'ai résolu la
problématique de cet article plutôt vite, c'était facile.
Maintenant, je vais vous dire pourquoi on devrait parler de Useless
Children. C'est un groupe de Noise Rock de Melbourne, signés chez
EXO records puis chez Iron Lung, un peu hardcorish grungish
subpopish, avec une batteuse qui chante, une basse et une guitare
déterminés à t'écorcher les tympans.
D'abord il y a eu Useless Children
(S/T) et Sky is Falling, des disques hargneux, rapides, véner quoi,
avec les plus beaux hurlements qui surplombent la rythmique bourrine
dégoulinante de larsen. Ils font partie de mes disques récents
préférés, un trésor quand je nage dans la déprime et qu'il me
faut des tambourinements frénétiques pour me sortir de ma
léthargie. Sky is Falling en particulier est un disque fantastique,
qui, effectivement, donne l'impression que le ciel te tombe sur le
bas de la tête, emmené par des mélodies (oui, oui) vraiment
entraînantes, très dark, où on sent assez fort l'influence grunge
en restant complètement original dans l'éxecution, et plus puissant
que le reste de l'univers.
Libellés :
Melbourne,
noise rock,
post ending pre completion,
Useless children
mercredi 13 juin 2012
Podcast Chill & Relevant #2
Voilà le
Comme toutes les séries cool, le "pilot" était trop bizarre pour qu'on le publie pour l'instant, mais quand ce podcast sera devenu un véritable phénomène de société, on mettra très certainement "l'épisode perdu" dans les bonus du DVD.
Ce podcast c'est :
- La minute d'antenne libre et les problèmes politiques contemporains (1:00)
- "C'est quoi le dadrock ?" (9:00)
- Billy part de son stage par la petite porte (13:10)
- Charlie Chaplin part du cinéma par la petite porte (15:30)
- Notre chaîne de télévision (18:00)
- Bertrand n'a pas donné d'argent pour les chatons de l'homme handicapé sur Reddit (21:32)
- Les chiots du clochard dans le métro
- La vie chiante en Suisse (24:30)
- Les minorités et des estimations erronées de statistiques ethniques (27:12)
- Billy boit trop d'eau. (30:25)
La prochaine fois, on essaiera de se tenir avec ce qu'on avait prévu de dire au début.
Si vous voulez nous insulter, n'hésitez pas à envoyer vos message sur chillandrelevant [at] gmail.com. On vous répondra la prochaine fois si c'est rigolo.
Si vous voulez nous insulter, n'hésitez pas à envoyer vos message sur chillandrelevant [at] gmail.com. On vous répondra la prochaine fois si c'est rigolo.
lundi 11 juin 2012
Kevin Shields s'en bat la race de l'espace disponible sur ton disque dur
Comme vous le savez déjà surement tous, les versions remastérisées de Loveless et de toute la discographie de My Bloody Valentine sont sorties il y a quelques semaines après de très nombreuses années d'attente. Je sais, c'est une phrase d'intro vraiment dégueulasse mais je sais pas comment faire pour commencer un article.
Bref, les mauvaises langues diront que c'était une nouvelle occasion pour Kevin Shields de se pignoler dans un studio au frais de la princesse (ahaha mais qu'est-ce que j'ai, je sais plus écrire je crois) mais je fais partie de ceux qui pensent sincèrement qu'il n'est jamais négatif d'avoir des nouvelles de My Bloody Valentine. D'autant plus que ça a donné l'occasion de découvrir des nouvelles interview de Kevin qui en a profité pour nous teaser encore un peu plus sur la sortie prochaine d'un nouvel album d'MBV (oui, oui, certaines personnes y croient encore, laissez-nous tranquilles).
Le remaster de Loveless s'est donc présenté en deux versions différentes :
- le premier CD est une version de Loveless avec le volume ramené au niveau 0.
- le deuxième est une version totalement retravaillée à partir de la bande analogue original
(je sais tellement pas de quoi je parle, j'espère que ça se verra pas trop mais c'est juste que Kevin Shield l'explique très bien dans son interview dans pitchfork et que j'ai la flemme d'essayer de reformuler alors que je suis pas sûr de tout comprendre)
Je sais ce que vous allez me dire : "honnêtement Bertrand, jamais de la vie un tocard comme toi pourra entendre la moindre petite différence, cet article est complètement débile et en plus tu expliques pas bien". Et bien oui, exactement, et vous venez de tomber tout droit dans mon piège.
Parce que pour que la bonne grosse blague soit complète, ces gros malins de chez Sony ont inversé les deux CD, et du coup, les branleurs dans mon genre qui veulent faire croire qu'ils comprennent totalement la différence se retrouve comme des cons. Le CD "Original Tape Remaster" est à la place du "Analog Tape Remaster" et vice-versa. (source)
Déjà, à la base, cette sortie me bouleverse complètement. Loveless est un de mes albums préférés et j'ai déjà eu suffisamment de mal à me décider si j'avais besoin de l'avoir en format FLAC ou si un mp3 en 320kbps suffisait. j'ai fini par m'isoler dans ma chambre pendant une semaine, ne me nourrissant que de médiator et de liquide de batterie. Finalement Bilinda Butcher m'est apparu, elle m'a caressé les cheveux et m'a confessé qu'elle avait toujours écouté l'album en v0. Vous me suivez ?
Mais me voilà, alors que mon petit dilemme personnelle était réglé maintenant à devoir choisir entre trois versions complètement différentes et mes vieux démons reviennent brusquement à la surface.
Pourtant, n'écoutant que mon cœur, je décidais de faire confiance à Kevin. Après tout, s'il a pris tout ce temps pour refaire correctement ses bandes, c'est qu'il doit avoir raison. Il est peut-être un peu fou, mais il est loin d'être idiot. Et vu que la version "on a un peu augmenté le volume", est à mon avis un peu vaine, mon choix s'est porté sur la version Analog.
Mais les choses se compliquent. Les choses se compliquent toujours avec Kevin.
En effet, en plein milieu du morceau "What You Want" en version remasterisée Analog (l'élu de mon cœur), au moment ou Shields chantent "Well I do, I do, I do", la voix se casse pendant une micro-seconde dans un mini glitch digital complètement dégueulasse. Si, si, vous pouvez vérifier, ça se passe vers 2:46 et sans ce blog, je l'aurais probablement jamais entendu de ma vie.
Car bien entendu, si on écoute l'album normalement, cette erreur ne se remarque absolument pas, mais qui écoute Loveless normalement ? Un album s'engouffrant autant dans la complexité des mélodies, dans l'opacité des paroles et dans la profondeur intense du son : mais QUI donc peut écouter Loveless sans plonger ses oreilles dans son âme en pleurant comme une petite fille revenant de l'enterrement de sa grand-mère préférée ? (#dark #dark #dark)
Tant d'efforts gâchés... Je ne sais plus qui croire... Je ne sais plus que faire... Tout devient trop #dark... Et si le prochain album de My Bloody Valentine n'arrivait jamais ? Parfois je rêve que le prochain album ne soit uniquement disponible en cassette audio... Je pourrais enfin respirer sans me demander si ma vie stream en lossless...
Tant d'efforts gâchés... Je ne sais plus qui croire... Je ne sais plus que faire... Tout devient trop #dark... Et si le prochain album de My Bloody Valentine n'arrivait jamais ? Parfois je rêve que le prochain album ne soit uniquement disponible en cassette audio... Je pourrais enfin respirer sans me demander si ma vie stream en lossless...
C'était l'histoire de comment je me retrouve avec trois versions totalement identiques de Loveless en FLAC sur mon ordinateur. La semaine prochaine, je vous raconterai comment je suis parvenu à choisir une pochette d'album parmi les 100 teintes différentes que proposaient Google Image.
samedi 5 mai 2012
Comment 9GAG a rendu la culture internet irrelevant.
Deuxième épisode : La Mainstreamification du rage comic, le début de la fin.
Après une introduction qui tentait d'établir les nombreuses différences entre reddit et 4chan, voici une des raisons pour laquelle 9GAG peut être considéré comme la preuve que Dieu n'existe pas.
En effet, L’ « Antéchrist » dépasse
toutes les frontières de la misère intellectuelle et de l’unchill transcendantal.
Pour expliquer, opérons un retour en arrière sur les « rageface »,
ou, comme les crétins de 9GAG le disent, les « memeface ». Quand 4chan inventait les rage comics il y a
déjà plusieurs années, ils étaient loin de se douter à quel point le phénomène allait
dégénérer. C’est parce que tout le monde ne sait pas dessiner mais que tout le
monde veut pouvoir raconter des histoires que la rageface est apparu. Ce dessin était placé en fin de cartoon (comportant 4 cases) et exprime l’énervement (DUH !).
Le
meme explose en 2009 et de nombreuses variations de « rageface » sont
créées allant du Forever Alone, Like a Boss, Me Gusta etc. Ces visages représentent chacun différentes émotions,
différentes situations de vie et permettent de créer une chute à un gag pas trop marrant, tout en restant
une grosse quiche en dessin. Le subreddit FFFFFFFUUUUUUUUUUUU (aussi appelé F7U12) est lancé sur reddit pour
rassembler les meilleurs ragecomics et le phénomène continue de se populariser.
Mais alors que 4chan lâche le meme en pleine course car il devient trop
redondant, Reddit s’accroche comme un fan d’How I Met Your Mother, qui t’assure
que la série est toujours aussi marrante après 8 saisons. Les utilisateurs
développent de plus en plus de ragefaces et s’enfoncent progressivement dans le
gros malaise.
Sauf
qu’au lieu de facilité d’écriture de comics amusants, les rageface sont surtout
parvenu à encourager n’importe quel individu à te raconter une anecdote super
conne en pensant passer pour un mec fun. Tout ça en dépit de la santé de MON INTERNET, et surtout, de l’humour.
9GAG
est l’endroit où tous les gens que je connaissais au lycée sont venus pour
faire pipi sur que je chérissais pendant de nombreuses années. Ils utilisent
les ragefaces comme des blaireaux, republient des images vieilles de milliards
d’années, font des fautes, mettent des « le » partout, et des déclinaisons de merde de « derp ». C’est aussi frustrant que de regarder ton cousin jouer
super mal à la playstation sur un jeu que t’as fini quatre fois.
Pour expliquer comment
un ragecomic 9GAG fonctionne, voici une image que j’ai pompée sur 4chan.
9GAG est un plus gros buzzkill qu’Indiana Jones 4, qu’un mec de Secret Story qui
débarque à ta soirée, qu’un débat sur Lana del Rey en avril 2012 et qu’une
référence à Lana del Rey sur un blog en avril 2012.
Si
vous avez un ami facebook avec une trollface en image d’avatar et qui like
régulièrement des images de 9GAG, tirez-lui dans la bouche. Rendez-nous
service, rendez-vous service et rendez service à Internet tout entier et étalez
lui le cerveau avant qu’il ne soit trop tard.
Libellés :
4chan,
9gag,
derp,
F7U12,
FFFFFFFUUUUUUUUUUUU,
Forever Alone,
le,
Like a boss,
Mainstreamification,
Me Gusta,
Ragecomic,
Rageface,
Reddit
lundi 23 avril 2012
Le facteur Chill & la raison
Part 2 : Musique normale
La musique normale nous a tous bouleversé à
certains moments de notre vie
Quand on écoute
quelque chose de différent, à mon avis, il faut pas que ça nous
perturbe trop. On choisit seulement, parfois, d'aller plus loin dans
l'obscurité. C'est un autre facteur qui me fait aimer quelque chose,
la familiarité que j'ai avec la musique.
Ça peut être que
je veux devenir pote avec le leader. C'est le cas pour des gens comme
Jonathan Richman, qui est maintenant tellement mon pote que je
m'identifie à tout ce qu'il chante, tout le temps. Même pour des
chansons comme "Homewrecker" (le titre est assez
explicite), qui parlent d'expériences qui me sont inconnues, je le
comprends. C'est intime, c'est mélodique, c'est expressif, et c'est
un artiste vers lequel je me suis naturellement dirigé après avoir
appris à aimer Adam Green ou les Moldy Peaches. Je ne connais pas
forcément sa vie, ni son histoire, mais sa présence sur les vidéos
que j'ai vu sur youtube et sa voix véhicule toute sa vie.
C'est ce qui
m'amène un peu à penser que l'appréciation de certaines choses
passe par paliers. On ne part pas de Balavoine pour aller directement
vers Christian Death, pas moi en tout cas. C'est plutôt
Balavoine/Hendrix/The Cure/Joy Division/Christian Death. C'est là
que la période Dad Rock est, à mon avis, primordiale dans n'importe
quelle "éducation" musicale. C'est accessible, il y en a
autour de nous au collège ou au lycée, dans la discographie de nos
parents (duh). À partir d'un moment, on s'écarte vers plus
d'obscurité. Le dernier stade est sûrement la noise, mais je ne
sais pas trop, je n'en suis pas là, c'est peut-être les chants
grégoriens. Quand on entre dans le Dad Rock, après une enfance où
on ne s'intéresse pas du tout à la musique (on l'apprécie, mais on
ne l'adore pas) on est surpris, mais pas trop destabilisé.
En attendant, la fin de la période Dad Rock appelle à être bousculé dans ses habitudes d'écoute. On m'a parlé d'expériences avec le Shoegaze commençant en n'entendant que du bruit, puis par finir par discerner ce qui nous plaît dans ce gros "pfffrooooo". Mais la façon dont ça sonne est quand même très secondaire dans ce qu'on découvre en sortant du Dad Rock. On veut surtout marquer sa différence, l'appartenance à un groupe caché. GG Allin, en soi, c'est pas super. C'est très différent, mais c'est surtout dangereux. Et puis, à un moment, on se pose la question : "Est-ce que ce que j'écoute vaut vraiment le coup? Est-ce que j'écoute de la merde parce que c'est cool?"
"J'ai eu
ce problême avec Daniel Johnston. Je me suis demandé si j'étais
con d'aimer des choses aussi simples que ça, mal enregistrées. Si
les émotions que je ressentais en entendant ça étaient réelles,
si je n'étais pas qu'un petit con qui voulait se trouver une
passion. Puis aujourd'hui, j'ai la réponse (la mienne) : rien ne
vaut la peine d'être entendu. Il n'y a pas trop de choses à
écouter. Le "surchoix", ça n'existe pas. On trouve des
trucs, qui nous plaisent ou non, mais au final, ça n'a pas
d'importance si on n'écoute pas la dernière merde qui vient de
leaker. C'est vraiment dommage que la radio soit nulle, que toujours
les mêmes chanteurs de merde tournent en boucle toute la journée.
J'ai l'image de la radio comme quelque chose qu'on branche, puis
qu'on apprécie, si on a de la chance. On est obligé de chercher la
musique, et c'est vraiment pas pratique. Mais du coup, la recherche
devient super intéressante, et tu peux en parler avec tout le monde,
partager, ou continuer à écouter tout seul, dans son coin, ça n'a
plus d'importance. Et qu'on soit orientés parce que un artiste est
"cool", quelle importance? Toutes les musiques se valent,
ça résonne seulement différemment selon qui l'écoute. J'essaie de
garder en tête néanmoins qu'il faille que je sois un peu plus
obscur que les autres, parce que c'est intéressant pour moi."
C'est un autre
stade, à mon avis. Et je suis en plein dedans. Je ne fais pas de
hiérarchie selon les genres, toutes les musiques ne se valent pas,
mais seulement de mon point de vue. Écoutez du Math Rock, si vous voulez,
je m'en fous. Ne me retirez pas le fruit de ma recherche.
Le facteur chill,
là, prend une importance non négligeable. Parce que ce qui est
chill, ce n'est pas forcément cool, mais ça destabilise. Pour
revenir à Radiohead, je ne suis pas destabilisé en écoutant. C'est
de la musique "normale", après toutes mes périgrinations
sur internet. Mais c'est anormal pour moi d'écouter ce genre de
trucs, alors je suis destabilisé. Je suis clair?
Toujours est-il
que le facteur de la familiarité est difficile pour moi à définir.
Je ne sais pas vraiment ce qui me rapproche de certains groupes,
hormis le fait que je voudrais devenir comme eux (il y a beaucoup
d'exemples, ça peut remonter très loin, avant la musique que je
découvre sur internet). Ce n'est pas l'attraction sexuelle, parce
que coucher avec le leader, ça signifie qu'on ne comprend rien à sa
musique. Tout ça est peut-être trop compliqué, mais il faut
régulièrement, selon moi, changer ses habitudes d'écoute. On peut
être bouleversé par Brassens ou Bashung, et à mon âge, c'est
presque normal. J'essaie d'être destabilisé dans l'autre sens, plus
loin dans ce que je n'arrive pas à encore à saisir. Je ne sais pas
vraiment quand je cesserai d'aimer ça.
Libellés :
Dad Rock,
Daniel Johnston,
Facteur chill,
Radiohead
Inscription à :
Articles (Atom)













